Le Conseil électoral provisoire (CEP) lance, le lundi 20 juillet 2026, les opérations d’inscription des électeurs dans le pays. Comme annoncé, neuf (9) départements géographiques, à l’exception du département de l’Ouest, étaient concernés par ce lancement officiel.
Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a dû reculer de deux semaines la date limite fixée aux partis pour se regrouper avant le scrutin. Un ajustement de calendrier qui en dit long sur la difficulté à faire tenir 316 formations politiques dans une machine électorale dont la cartographie n'a pas été revue depuis le dernier recensement de 2003, ni depuis les précédentes élections nationales, il y a près de dix ans.
Depuis 1987, date de la tentative d’organiser les premières élections démocratiques en Haïti, les crises électorales avant, pendant ou après les scrutins, se sont succédé. Rares sont les élections sans crises et les crises sans une élection au bout des aventures. L’une nourrissant l’autre pour donner naissance à nos insatiables transitions.
Il est encore temps d’éviter la prochaine catastrophe électorale. Pour cela, il faudra de la pédagogie, de la simplification et des institutions au-dessus de tout soupçon. Pas d'approximation, pas d'omission, pas d’arrière-pensée.
Après le refus catégorique du Premier ministre de valider le budget de 250 millions de dollars pour l’organisation des élections, le Conseil électoral informe dans un communiqué avoir envoyé cette semaine une autre proposition de budget au gouvernement. Si dans le communiqué le CEP n’a pas évoqué de montant, des sources au sein de l’institution électorale confient au Nouvelliste que le nouveau budget est maintenant d'un peu plus de 220 millions de dollars.
le Conseil électoral, à travers une commission spéciale, composée de cadres de l’Institution, de représentants du PNUD, de l’UNOPS et du BINUH, procède à une réévaluation du budget des opérations électorales.
Le CEP travaille également sur un calendrier électoral remanié qui doit être publié incessamment.