Ce mercredi 23 septembre la liste des candidats à la présidence inscrits sur la plateforme en ligne du Conseil Électoral Provisoire (CEP) est publiée.
Cette liste est évolutive et peut être modifiée par le CEP selon les critères du décret électoral qui sera en vigueur le jour de l’examen des candidatures. Il s’agit au 23 septembre en matinée de neuf candidats à la présidence.
À J-80, la charge de la démonstration change progressivement de camp.
Il appartient désormais au CEP et aux autorités concernées d'expliquer, calendrier opérationnel détaillé à l'appui, comment toutes les opérations encore inachevées pourront être accomplies dans les quatre-vingts jours restants, sans sacrifier le droit des électeurs à participer au processus, celui des candidats à exercer les recours prévus par la loi, une véritable période de campagne, la sécurité des opérations et la crédibilité du scrutin.
À J-80, cette démonstration devient urgente.
Car contrairement aux inscriptions, aux candidatures ou aux formalités administratives, il existe une échéance qu'aucun communiqué ne peut prolonger rétroactivement :
le temps déjà perdu.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) affirme que le processus électoral haïtien enregistre des « avancées significatives ». Mais les chiffres publiés lundi par l’institution donnent surtout la mesure du chemin qui reste à parcourir : 628 755 électeurs inscrits, soit un peu plus de 10 % de l’électorat potentiel selon le CEP, 1 285 centres d’inscription et de vote opérationnels, seulement 30 structures politiques ayant soumis leurs 30 000 membres et sept candidatures à la présidence enregistrées à ce stade.
Le tout intervient alors que le 13 décembre 2026 demeure officiellement la date du premier tour de la présidentielle et des législatives et que l’inscription des candidats vient encore d’être prolongée jusqu’au 9 octobre.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.