Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».
Stakeholders also expressed their views and concerns on the new measures required by the amended Electoral Decree. They claimed that many of these measures were unwieldy and onerous. They were particularly concerned by the number of documents candidates were required to provide to the Electoral Council (CEP) and the slow pace of the registration of electors. It was drawn to the attention of the EPG that the voter registration process was not meeting expectations. The process was constricted by the existence of territories beyond state control. Many of the stakeholders emphasized the need for greater public sensitisation on the process and wider availability of registration centres,
À trois mois du scrutin prévu le 13 décembre, Haïti s’apprête à modifier une nouvelle fois son cadre électoral. Selon des informations confirmées obtenues par Zile News, le décret électoral et le calendrier seront réexaminés mercredi en Conseil des ministres. Après deux décrets électoraux successifs, une première modification du texte actuellement en vigueur, plusieurs reports et des échéances déjà prolongées, cette nouvelle révision met en lumière les difficultés du gouvernement et du Conseil électoral provisoire à stabiliser un processus attendu depuis près de dix ans. À ces tâtonnements institutionnels s’ajoute une crise sécuritaire qui a déplacé près de 1,5 million de personnes et bouleversé la géographie électorale du pays.
Anyone who has links to criminal organizations in Haiti should not be allowed to participate in the country’s forthcoming elections, the head of the Organization of American States said Friday, stressing that it is ultimately up to Haitian authorities to determine the eligibility of candidates to run for president, Parliament and local offices.
La situation haïtienne n'est donc pas simplement la plus mauvaise du classement : elle constitue une anomalie statistique régionale.
Dans le classement régional présenté par AmericasBarometer, l'approbation de l'exécutif est de seulement 11 % en Haïti, le niveau le plus faible observé dans le graphique comparatif.
Dans la même enquête, 89,7 % des Haïtiens interrogés jugeaient les élections importantes pour l'avenir du pays et 82,9 % souhaitaient qu'elles aient lieu en 2026 ou 2027.
Le paradoxe est central : une population extrêmement méfiante envers sa classe politique continue néanmoins d'accorder une grande importance au retour aux urnes.