International

Haïti : le pavillon national usurpé par un réseau de fausses immatriculations maritimes

Le nom et le pavillon d’Haïti sont désormais associés à une affaire internationale de fausses immatriculations de navires. Selon une enquête publiée vendredi par le média spécialisé Lloyd’s List, un réseau frauduleux utilise une fausse administration maritime haïtienne pour enregistrer des navires, dont un pétrolier qui opère sur des routes commerciales sensibles du Moyen-Orient. L’Organisation maritime internationale (OMI) considère ce pavillon comme frauduleux. L’enjeu est majeur pour Haïti : il ne s’agit pas d’une immatriculation officiellement reconnue par l’État haïtien, mais de l’utilisation frauduleuse de son identité nationale dans un secteur stratégique du commerce international.

Haiti revises electoral law again, but doesn’t formally postpone Dec. 13 vote

With voter registration lagging and political parties complaining that eligibility requirements for fielding candidates are too burdensome, Haiti’s transitional authorities have revised the country’s electoral rules for the third time in four months, but stopped short of formally postponing the Dec. 13 vote.

Haïti : à l’approche des élections, un rapport d’experts révèle les liens entre gangs, politique et sécurité (Rapport)

Alors qu’Haïti se prépare à ses premières élections générales depuis plus d’une décennie, un nouveau rapport de 94 pages du Groupe d’experts sur Haïti, mandaté par le Conseil de sécurité, apporte un éclairage inédit sur la manière dont les groupes armés continuent de s’appuyer sur des réseaux politiques, économiques et sécuritaires. Les experts avertissent surtout que les relations entre chefs de gangs, intermédiaires et acteurs politiques ou économiques pourraient reprendre une importance particulière à l’approche des élections.

Haïti : six mois de plus pour la GSF, mais toute l’architecture doit désormais faire ses preuves (Vidéo)

« Les Haïtiens n’attendent plus des promesses. Ils attendent des résultats. » La phrase de la République dominicaine, prononcée mardi au Conseil de sécurité, résume peut-être mieux que toute autre le nouveau moment dans lequel entre la Gang Suppression Force (GSF) en Haïti. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, le 29 septembre, la résolution 2829, renouvelant pour six mois le mandat de la GSF et de son dispositif de soutien logistique des Nations Unies, jusqu’au 31 mars 2027. Le texte présenté par les États-Unis et le Panama a recueilli 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions — Chine, Russie et Pakistan. Mais derrière ce renouvellement se dessine une exigence nouvelle. Après un an consacré à construire la Force, recruter les contingents, mobiliser les financements et mettre en place une architecture logistique complexe, la GSF doit désormais démontrer qu’elle peut produire des résultats durables sur le terrain.

Haïti : le premier rapport de la GSF le reconnaît, l’emprise territoriale des gangs n’a pas fondamentalement reculé (Rapport)

Le premier rapport annuel de la Gang Suppression Force (GSF) vient poser des chiffres et des constats précis sur une question centrale : près d’un an après sa création, qu’a réellement changé la nouvelle force internationale face aux gangs en Haïti ? La réponse du rapport est contrastée. La GSF revendique des avancées dans plusieurs zones, notamment à Tabarre et Bas-Delmas. Mais elle reconnaît elle-même que ces progrès « n’ont pas fondamentalement modifié la configuration générale de l’emprise territoriale » des gangs.

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