Ces derniers temps, un mot revient sans cesse sur nos ondes, à la télévision, sur les réseaux sociaux, dans les conversations de rue comme dans les salons feutrés : élections. Tout le monde veut être candidat. Tout le monde se voit déjà président. Mais une question essentielle demeure, trop souvent évitée, trop rarement posée avec sérieux : quelles sont réellement les qualités requises pour être président de la République d’Haïti ?
Il est temps de dire les choses avec clarté, avec force, avec cette franchise qui, parfois, dérange mais libère : nous ne pouvons plus nous réfugier derrière l’idée confortable que nos malheurs viennent uniquement de l’étranger. Oui, l’histoire nous a meurtris. Oui, les ingérences ont laissé des cicatrices. Mais un peuple qui choisit de ne regarder que ses blessures finissent par oublier qu’il a aussi des mains pour bâtir, une voix pour décider, une âme pour se relever. Ce discours victimaire, ressassé sans fin, nous enchaîne davantage que les épreuves elles-mêmes. Il est temps d’y mettre un terme.
Il arrive un moment, dans la vie privée comme dans la vie publique, où l’on se heurte à une réalité simple : on ne peut pas convaincre tout le monde. On ne peut pas obliger les autres à être exigeants envers eux-mêmes, à se dépasser, à entreprendre les réformes indispensables. Et lorsque nos efforts échouent, nous avons parfois tendance à nous sentir coupables, comme si l’absence de changement chez les autres était notre responsabilité.
Haïti étouffe. Haïti agonise. Et pendant que la Nation s’effondre, ceux qui ont le devoir d’agir — dirigeants, opposants, élites, institutions — se contentent d’observer. Certains en souriant. D’autres en calculant. Trop peu en s’indignant.
En novembre 1803, sur les hauteurs détrempées de Vertières, se joua l’un des épisodes les plus saisissants et les plus décisifs de l’histoire universelle. En quelques heures d’un affrontement d’une intensité rare, l’armée indigène — composée d’anciens esclaves, de marrons, de cultivateurs, de chefs aguerris par treize années de lutte — infligea à l’armée napoléonienne l’une de ses plus humiliante défaites.
Cette dernière attaque survient à un moment critique de la transition politique en Haïti, a relevé le Représentant spécial. De son avis, « sans une amélioration des conditions de sécurité, les efforts visant à renforcer la gouvernance, à accélérer le processus politique et à faire avancer les préparatifs électoraux resteront fortement limités et vulnérables aux revers ».
This afternoon (28 August), the Security Council will hold a briefing on Haiti. The urgent meeting was requested by Panama and the US (the penholders on Haiti), together with Colombia, after an overnight gang attack between 23 and 24 August in the commune of Kenscoff killed dozens of people. Special Representative and Head of the UN Integrated Office in Haiti (BINUH) Carlos Ruiz Massieu and Acting Assistant Secretary-General for Humanitarian Affairs Indrika Ratwatte are the anticipated briefers. Haiti and Brazil are expected to participate in the meeting under rule 37 of the Council’s provisional rules of procedure.
Le franchissement du seuil des 400 000 inscrits constitue ainsi un indicateur important, mais il ne permet pas encore, à lui seul, de mesurer le degré de préparation du scrutin.
La question sera désormais celle de la fiabilité et de la transparence du registre électoral : combien de citoyens seront finalement inscrits, combien d'inscriptions seront validées après vérification, quelle sera la couverture territoriale du registre et dans quelle mesure les électeurs pourront-ils effectivement accéder aux bureaux de vote le jour du scrutin ?
En dehors de la capitale, la violence des gangs est restée particulièrement préoccupante. Dans le département de l’Artibonite, les gangs ont poursuivi leur expansion territoriale en menant des attaques indiscriminées contre des localités, ciblant aussi bien les membres de groupes d’autodéfense et les habitants chez eux ou dans la rue que les agriculteurs travaillant dans leurs champs. La situation est demeurée tendue dans le département du Centre, notamment à Mirebalais et à Saut-d’Eau, où les gangs ont maintenu une présence. La violence des gangs a également touché le Sud-Est, où des incursions armées ont été documentées pour la première fois à Séguin.