La Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, mais aussi Haïti, la République dominicaine, la Jamaïque ou encore Cuba : une large partie de la Caraïbe apparaît sous les couleurs américaines sur une carte publiée lundi 7 septembre par Donald Trump. Le président des États-Unis n’a accompagné cette image d’aucune explication.
Haiti's armed gangs are increasingly expanding from Port-au-Prince into rural areas, adopting hit-and-run tactics including kidnappings, cattle theft and roadblocks while security and political responses remain focused on the capital, a new report said on Monday.
The analysis, published by the Global Initiative Against Transnational Organized Crime's Haiti Observatory, said the shift amounts to more than an extension of urban gang activity into the countryside.
Plus de 3 000 personnes ont été tuées durant les six premiers mois de l’année, malgré le déploiement progressif d’une nouvelle force multinationale. Les exactions des groupes criminels font planer le doute sur la tenue, en décembre, des élections présidentielle et législatives, les premières organisées dans le pays depuis dix ans.
Si de nombreuses familles vivent de l'agriculture et de l’élevage dans le Nord-Ouest haïtien, le manque de moyens et la perspective de nouvelles sécheresses menacent leurs récoltes. Alors que des organisations humanitaires tentent de contenir l’urgence, les agriculteurs locaux craignent d’avoir de plus en plus de mal à produire des aliments.
Le nouveau tronçon construit à Jimaní s’inscrit dans le durcissement du dispositif dominicain de contrôle de sa frontière avec Haïti, alors que les deux pays viennent de relancer leur dialogue sur la sécurité, les migrations et les économies illicites.
Alors qu’Haïti se prépare, dans un calendrier électoral devenu de plus en plus incertain, à choisir ses prochains dirigeants, la Banque mondiale vient de publier un document qui devrait figurer parmi les lectures obligatoires de tous ceux qui ambitionnent de gouverner le pays. Son constat est sévère : sept années consécutives de contraction économique, près d’un Haïtien sur deux sous le seuil international de pauvreté, 1,47 million de déplacés et une économie profondément désarticulée par l’insécurité. Mais le rapport ne s’arrête pas au diagnostic. Il identifie aussi les secteurs, les territoires et les réformes à partir desquels une reprise reste possible.
« Haiti is on the precipice. » Haïti est au bord du précipice. Interrogé cette semaine devant le Sénat américain sur la situation du pays qu’il vient de quitter, Henry Wooster a livré l’une des descriptions les plus directes de la stratégie actuelle de Washington : contenir la crise, maintenir la stabilité autant que possible, empêcher ses conséquences d’atteindre les côtes américaines et conduire, désormais, une réponse sécuritaire passée de l’appui aux forces de l’ordre à des « opérations offensives de combat ».
À moins d’un mois de la nouvelle date limite fixée pour l’inscription des candidats, le processus électoral avance encore lentement. Au 16 septembre, seulement sept candidats à la présidence, 117 au Sénat et 311 à la députation avaient été enregistrés sur la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP), tandis que seules 28 des 105 structures politiques agréées avaient franchi le seuil des 30 000 membres requis pour poursuivre l’inscription de leurs candidats.
Le calendrier électoral haïtien vient de subir un nouveau bouleversement majeur. En accordant aux partis et groupements politiques jusqu’au 9 octobre 2026 pour inscrire leurs candidats en ligne et déposer leurs pièces, le Conseil électoral provisoire (CEP) rend désormais incompatible, à paramètres constants, l’enchaînement des opérations qu’il avait lui-même fixé pour conduire au premier tour du 13 décembre.
Et le CEP annonce déjà la suite : parallèlement à cette nouvelle prolongation, l’institution confirme officiellement qu’elle poursuit des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement « dans la perspective d’une modification du Décret électoral en vigueur ».